[/et_pb_post_title][/et_pb_column]

Construit à l’initiative de Notger, c’est la première résidence des princes-évêques, érigée parallèlement à la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert. De style roman, gothique, renaissant, classique et enfin néo-gothique, l’édifice souffre de multiples incendies au fil des siècles. Alors qu’il abrite aujourd’hui l’exercice du pouvoir judiciaire et provincial, le palais représentait le symbole de la double fonction de prince, détenteur du pouvoir temporel sur la principauté et d’évêque, titulaire du pouvoir spirituel sur le diocèse ; symbole illustré par une crosse et un glaive croisés situés sur le fronton de la façade du palais.

Le premier à bénéficier du titre de « prince-évêque » est Notger. En 980, il obtient de l’empereur Otton II, un « diplôme d’immunité générale » lui octroyant, en tant qu’évêque, la gestion « de toutes les possessions de l’église de Liège, présentes et futures » au détriment des comtes. Cinq années plus tard, l’impératrice Théophano, régente de l’empereur Otton III, lui offre la gestion du comté de Huy en échange de sa loyauté contre les ambitions impériales du roi de France Lothaire et du duc de Bavière Henri le Querelleur. De cette manière, Notger bénéficiait de l’exercice de prérogatives comtales « tant sur les propriétés de l’église que sur les domaines d’autrui » ; la fonction de prince-évêque était née. Âme de bâtisseur, Notger fortifie la cité de Liège physiquement et spirituellement avec un rempart ainsi que de nombreuses collégiales et abbayes donnant tout son sens au célèbre adage médiéval « Liège, tu dois Notger au Christ et le reste à Notger ».

 

Source(s)

  • « Le palais des Princes-Evêques de Liège » article disponible sur le site de l’UNESCO, https://whc.unesco.org [consulté le 10 octobre 2018].
  • GEORGE P., Liège en 100 dates, Tours, Editions Sutton, 2016, p. 15.
  • DEMOULIN B., KUPPER J.-L., Histoire de la principauté de Liège : De l’an mille à la Révolution, Toulouse, Editions Privat, 2002, p. 20.

Sur le même sujet